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RISQUES ET INCERTITUDES Les rubriques qui suivent résument les principaux risques et incertitudes susceptibles de se répercuter sur les résultats de TELUS dans le futur. Concurrence L'intensification de la concurrence pourrait être préjudiciable aux parts de marché, aux volumes et aux prix de certains secteurs d'exploitation de TELUS Au cours des prochains exercices, la concurrence devrait demeurer intense. Les concurrents se concentreront sur-tout sur les services locaux, de transmission de données et de commerce électronique sur le marché des entreprises, ainsi que sur les services Internet haute vitesseet sans fil tant sur le marché des consommateurs que des entreprises. Ces secteurs présentent en effet des taux de croissance élevés et des marges bénéficiaires potentiellement avantageuses. En revanche, les produits d'exploitation des services interurbains connaissent une stagnation, voire une diminution, et les services locaux de transmission de la voix affichent un taux de croissance faible. Cependant, les concurrents sont déterminés à accroître leur part de l'important marché à faible croissance des services locaux de transmission de la voix aux entreprises, car, selon eux, la part de marché des sociétés qui, telles que TELUS, dominent actuellement le marché régional est trop importante pour que la situation reste viable. Services de transmission de la voix et de données TELUS prévoit une intensification de la concurrence relative aux services locaux en 2001, le marché des entreprises demeurant le centre d'attention. Tous les concurrents de TELUS offrent diverses gammes de services interurbains, locaux, de transmission évoluée de données et Internet. Les principaux rivaux de TELUS sur le marché des entreprises combinent de plus en plus les services interurbains avec des services locaux et des services Web et de commerce électronique reposant sur la transmission évoluée de données et l'accès Internet à tarif réduit. En outre, bon nombre des concurrents de TELUS ont bâti de vastes réseaux locaux de fibre optique dans l'Ouest canadien depuis quelques années et, dans certains cas, se sont regroupés pour raffermir leur position. Ces entreprises se tournent de plus en plus vers le marketing et la réalisation de produits d'exploitation sur le marché des PME, où les marges bénéficiaires sont plus avantageuses. Parmi ces concurrents, on trouve des filiales ou des affiliés de sociétés à la capacité et aux ressources financières considérables. Par ailleurs, la concurrence devrait vraisemblablement s'intensifier sur le marché des grandes sociétés. TELUS est un ancien membre de l'alliance Stentor, alliance conclue entre les principales entreprises régionales de télécommunications du Canada dans le but de faciliter la prestation des services interurbains et de transmissions de données au-delà des frontières provinciales et nationales, ainsi que de favoriser la planification et la coordination des services à l'échelle nationale. En 1998, les anciens membres de l'alliance Stentor ont convenu d'annuler les dispositions de l'entente et de leur substituer un nouveau cadre de dispositions commerciales visant la cessation progressive et méthodique des services anciennement fournis dans le cadre de l'alliance à mesure que ses membres établissent leurs propres systèmes et élaborent leurs propres produits et services de remplacement. On prévoit que la plupart des anciens systèmes de Stentor seront remplacés d'ici 2002. La concurrence en ce qui a trait aux grandes sociétés devrait s'intensifier entre TELUS et les anciens membres de l'alliance à mesure que les systèmes indépendants prendront le relais. Une deuxième génération de nouveaux concurrents a récemment pénétré le marché des entreprises. La plupart ne possèdent pas encore de réseaux de fibre optique locaux ou longue portée importants. Leurs activités sont à l'heure actuelle majoritairement confinées dans l'est du pays. Ces nouveaux concurrents prennent toutefois de l'expansion, à des degrés divers, en Alberta et en Colombie-Britannique. Bon nombre d'entre eux bénéficient en outre d'un financement solide, élargissent leurs infrastructures d'exploitation et de commercialisation, baissent leurs prix et accroissent lentement leur part de marché. TELUS a oeuvré activement dans l'est du pays à la mise en place de réseaux de fibre optique à l'échelle locale et nationale. Toutefois, rien ne garantit que TELUS réussira à accroître sa part de marché dans l'est du Canada ou que les tarifs resteront à des niveaux raisonnables. Téléphonie sans fil Sur le marché des services de téléphonie cellulaire, la concurrence risque de s'intensifier en 2001. TELUS et certains de ses concurrents se sont vu octroyer provisoirement un spectre numérique sans fil supplémentaire en février 2001 dans le cadre d'une mise aux enchères par Industrie Canada. L'un des principaux concurrents de TELUS dans l'Est du pays devrait, grâce au spectre acquis lors de l'enchère, s'établir dans l'Ouest comme concurrent sur le marché des services numériques sans fil avec son propre réseau et sa propre capacité d'exploitation. Avec quatre grands joueurs, TELUS y compris, sur le marché canadien des services sans fil, une nouvelle tarification, des campagnes publicitaires intensives et des programmes de marketing novateurs sont la norme. Certains concurrents ont réduit leurs tarifs par le passé et pourraient continuer sur cette voie, ce qui pourrait diminuer les produits moyens par client. Dans le secteur des services sans fil, la concurrence tire également sa source de l'arrivée de nouvelles technologies numériques sans fil qui permettent d'offrir des services de transmission de données et Internet haute vitesse sur des appareils actuels et de prochaine génération. La disponibilité de ces technologies pourrait en outre entraîner une hausse des coûts à réabsorber relativement à la migration des abonnés actuels vers de nouveaux appareils dotés d'un navigateur Web. Rien ne garantit que de nouveaux services de TELUS pourront être offerts à temps et être aussi polyvalents et populaires que ceux de la concurrence, et que TELUS sera en mesure d'inclure les coûts supplémentaires dans les tarifs des services. (Voir la rubrique « Progrès technologiques ».) Accès Internet avec fil Si la concurrence et la croissance restent modérées sur le marché des services d'accès Internet commuté résidentiels, les services d'accès Internet haute vitesse avec fil résidentiels sont toujours le théâtre d'une lutte acharnée. Les câblodistributeurs ont continué d'accroître rapidement leur clientèle de services Internet haute vitesse en 2000, mais ils ont dû faire face à d'importants problèmes de systèmes au cours du deuxième semestre de l'exercice et au début de 2001. Les sociétés de télécommunications ont entrepris de rattraper leur retard sur ce marché en élargissant la portée géographique des services Internet haute vitesse et en augmentant sans cesse plus rapidement le nombre de nouveaux abonnés, tendance qui devrait se maintenir en 2001. Cependant, les contraintes de TELUS en matière d'approvisionnement l'ont gênée dans sa capacité de répondre à la demande de services Internet haute vitesse. De plus, les sociétés de télécommunications sont incapables d'offrir le service Internet haute vitesse sur tout le territoire desservi, compte tenu des distances et de l'état des lignes entre les centrales et les clients. TELUS risque donc de perdre du terrain au profit des câblodistributeurs. Voix sur IP Parmi les nouveaux services qui font leur apparition, la téléphonie sur Internet, appelée voix sur IP (Voice over Internet Protocol ou VoIP), pourrait porter atteinte aux services locaux et interurbains de TELUS d'ici quelques années. Si la voix sur IP fait des progrès depuis déjà plusieurs années, un fournisseur a rendu cette technologie accessible à l'échelle du pays pour la première fois en décembre 2000 en offrant des services illimités d'interurbains en Amérique du Nord et d'accès Internet à 56 Kbps à un tarif mensuel de base de 19,95 $. En outre, les nouveaux modems câbles devraient permettre aux câblodistributeurs d'offrir des services de téléphonie sur Internet via leurs réseaux d'ici quelques années. Bien que TELUS travaille à l'élaboration de technologies similaires, rien ne saurait garantir qu'elle réussira dans ses démarches ou encore que la popularisation de la voix sur IP ne rétrécira pas la part de marché de TELUS ou n'aura pas une incidence défavorable sur les produits d'exploitation et sa rentabilité dans le futur. Évolution de l'économie L'évolution de l'économie pourrait nuire à TELUS Depuis quelques mois, de plus en plus d'indices laissent croire que la croissance économique en Amérique du Nord s'essouffle. Par exemple, on a assisté à des mises à pied dans certains secteurs de l'économie canadienne, notamment dans le secteur de l'automobile et de l'approvisionnement en infrastructure des télécommunications. Les autorités monétaires ont abaissé les taux d'intérêt au début de 2001 en vue de stimuler l'économie et l'on s'attend à une réduction des taux d'imposition fédéral et provinciaux au cours de cet exercice. Les effets de ces mesures, si elles portent fruit, peuvent cependant prendre plusieurs trimestres à se faire sentir. Par conséquent, les consommateurs et les entreprises clients des sociétés de télécommunications pourraient retarder l'achat de nouveaux services, réduire leur utilisation de certains services ou cesser de les employer. Financement et endettement La hausse importante de la dette à court terme de TELUS au cours de l'exercice 2000 augmente les risques de préjudices aux plans d'affaires, à la croissance et aux dividendes si TELUS ne peut pas obtenir de nouveau financement ou procéder à des cessions L'acquisition de Clearnet et de QuébecTel en 2000 a multiplié par près de quatre fois la dette nette de TELUS, qui s'élève à 8,0 milliards de dollars. L'opération a été conclue grâce à une facilité de crédit consortial de 6,25 milliards de dollars, suivant l'obtention d'une cote élevée de solvabilité au Canada comme aux États-Unis. L'encours de la dette à la fin de l'exercice 2000 comprenait une tranche de 5,1 milliards de dollars échéant à moins d'un an ainsi qu'une tranche de 545 millions de dollars libellée en dollars américains et entièrement couverte contre les fluctuations du taux de change. En 2001, TELUS doit procéder à une opération majeure de refinancement afin de prolonger et de varier les échéances de sa dette, dans la mesure du possible, de manière à réduire les risques liés à la fluctuation des taux d'intérêt à court terme et à maintenir une position entièrement couverte contre les risques de fluctuation du taux de change. Le programme de financement est présenté ici. TELUS a annoncé qu'elle entendait céder des éléments d'actif secondaires ou arrivés à échéance d'une valeur de près de 1 milliard de dollars afin de subvenir en partie au financement de sa croissance et de réduire son endettement. À la fin de 2000 et au début de 2001, TELUS a ainsi vendu trois tours à bureaux et divers biens immobiliers pour un produit total de 205 millions de dollars, et elle a indiqué son intention de se dessaisir de ses activités de publicité-annuaire. TELUS envisage également la vente de sa filiale de crédit-bail. Rien ne garantit que la conjoncture du marché financier et les cotes de solvabilité ne changeront pas, que TELUS mènera son programme de financement à bien ou qu'elle le fera selon des taux et des modalités raisonnables. En outre, il est impossible de garantir que TELUS réussira à se dessaisir d'autres éléments d'actif ou de le faire à des prix avantageux. Ainsi, rien ne garantit que TELUS pourra parachever son programme de dépenses en immobilisations de 2 à 2,2 milliards de dollars en 2001, faire de nouvelles acquisitions ou maintenir les dividendes à leur niveau actuel.
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